vendredi 19 juin 2009
Quand Internet sauve une vie ...
Elle risquait la peine de mort: les internautes l'ont sauvée
Sur le papier, tous les éléments étaient réunis pour la condamner à la peine capitale: un meurtre, avoué, qui plus est d'un responsable du Parti communiste chinois. Mais le cours de l'histoire a été court-circuité par les internautes qui, grâce à leurs enquêtes et leur soutien, ont sauvé l'accusée.
Que s'est-il passé ?
Tout commence le 10 mai, en Chine. Deng Yujiao, 21 ans, est pédicure dans un hôtel de la commune de Yesanguan. Dans la nuit, deux hommes lui demandent un "service spécial".
Elle refuse. La scène dérape. Les hommes la jettent sur le lit. La déshabillent. Tentent de la violer.
Elle se débat. Attrape un couteau. Frappe. L'un des deux hommes mourra de ses blessures. L'autre s'en sortira.
La jeune femme reconnaît immédiatement son geste auprès de la police.
Et la suite ?
Les avocats de Deng Yujiao plaident la légitime défense. Pour les représentants des fonctionnaires, la jeune femme est déséquilibrée. Ils dénoncent un acte prémédité.
C'est alors que l'affaire tombe entre les mains des internautes. L'un relaie l'histoire sur son blog. La Toile s'enflamme. Les messages se multiplient pour dénoncer la corruption de la bureaucratie locale.
"En moins d’un mois, quatre millions de commentaires seront enregistrés", raconte LIbération. "Le 22 mai, c’est devenu un sujet interdit. La censure ordonne aux sites de bannir toute allusion à Deng Yujiao, Internet est coupé dans la petite ville où a eu lieu le meurtre."
Comment ça s'est fini ?
Le procès s'est déroulé avant hier, mardi. 500 internautes se sont déplacés pour soutenir Deng Yujiao.
Victoire... La jeune femme a été reconnue coupable, mais n'a pas été condamnée. Les juges ont reconnu la légitime défense, et "une grave erreur de la partie adverse".
"C'est une victoire du peuple", écrivait un internaute le lendemain du verdict.
samedi 4 avril 2009
surfez, vous bosserez mieux!
Surfer plus pour travailler plus
Le Net est-il l'ennemi de la productivité au bureau ? Oui, répondent les chefs d'entreprise qui dépensent des sommes folles en logiciels de filtrage. Dans la plupart des grandes entreprises, les messageries ou les réseaux sociaux sont prohibés. Certains n'ont pas hésité à faire du surf personnel un motif de licenciement.
Selon une étude du Dr Coker, du département 'Management et marketing' de l'université de Melbourne en Australie, c'est tout le contraire. Il a étudié les comportements de trois cents salariés quant à leurs habitudes de navigation au bureau. Selon ses résultats, les salariés qui surfent à des fins personnelles sont environ 9 % plus productifs que les autres.
'De courtes et discrètes pauses, comme un petit tour sur Internet, permettent à l'esprit de se reposer, donc de favoriser la concentration lors d'une journée de travail, et au final, d'accroître la productivité', argumente Brent Coker dans un document intitulé 'Freedom to surf', diffusé par le site Internet de son université.
La consultation des sites les plus prisés au bureau réseaux sociaux, sites d'information en ligne, de shopping ou de vidéos ne doit pas, toutefois, dépasser une 'limite raisonnable'. Limite que le Dr Brent fixe à 20 % du temps de travail. Ce qui fait tout de même plus d'une heure et demie de surf pour une journée de 8 heures.