mercredi 25 janvier 2006
Drôle d'idée
Le globish, ou anglais facile, à la rescousse des "mauvais parleurs"
"Don't speak English, parlez globish." Le credo de Jean-Paul Nerrière, à l'origine du globish, pour global english, est des plus simples: il s'agit de simplifier la grammaire et le vocabulaire anglais, et rendre la langue la plus parlée accessible à tous.
L'idée lui vient en 1989. Jean-Paul Nerrière, alors vice-président d'IBM aux Etats-Unis et responsable marketing mondial pour le géant de l'informatique, voyage beaucoup. Il parle anglais avec ses interlocuteurs et s'aperçoit qu'il "communique mieux avec les Japonais que ne le font les Américains".
"Ils me comprenaient plus facilement (...) Comme nous étions plusieurs à faire des erreurs, ils ne prenaient pas peur et savaient qu'ils pouvaient recommencer leurs phrases", raconte-t-il.
L'expérience se vérifie avec des non-anglophones. M. Nerrière demande alors à ses collaborateurs américains de modifier leur façon de parler. De se mettre à un anglais global. Le globish est né.
Devenu retraité, M. Nerrière, âgé de 65 ans, se met à l'ouvrage. Deux livres "Parlez globish" et "Découvrez le globish" sortent en 2004 et 2005, vendus à 20.000 exemplaires. Trois traductions (Italie, Espagne et Corée du Sud) sont réalisées ou à venir.
"Il est préférable que partout dans le monde, y compris dans les pays anglophones, le vocabulaire et la syntaxe soient allégés, explique-t-il, avec 1.500 mots, on peut tout raconter".
En globish, "my nephew" (neveu) se traduit par "the son of my brother" (le fils de mon frère). "Awful" (effrayant) devient "terrible", plus facile à retenir. Et "an overwhelming majority" (une majorité écrasante) se transforme en "large majority".
Dans le lexique franco-globique, les syllabes à accentuer sont soulignées, pour une bonne prononciation.
La méthode semble porter ses fruits. Ainsi, Michel Fages, cadre dirigeant d'une grande entreprise de chimie, peu attiré par l'anglais, affirme avoir réalisé des "progrès évidents" grâce au globish.
"Le globish est présenté de manière ludique et très désinhibitrice. Maintenant, j'arrive à faire des présentations sur des thèmes ardus sans difficulté", s'enthousiasme-t-il.
Son professeur d'anglais, Alastair Gunn, est plus dubitatif. "Le globish est une solution à court terme, qui marche très bien pour des personnes en fin de carrière", observe-t-il.
Mais pour les plus jeunes, parler uniquement globish s'avèrerait catastrophique, selon lui. "Que feront alors les Français quand ils se retrouveront face à des Américains, des Néo-zélandais, ou même des Suédois ?".
M. Nerrière considère en revanche que le globish, enrichi par le vocabulaire propre à chaque secteur d'activité, suffit à se faire comprendre. Et de rappeler que "l'objectif de cette langue n'a jamais été de faire déguster des livres d'Oscar Wilde en version originale à ses utilisateurs."
En gros, il veut simplifier l'anglais qui est déjà simple comme langue, comparé à l'allemand ou même au français …
Il veut appauvrir l'utilisation du vocabulaire anglais, comme l'américain de base quoi … (Rappel d'un post sur les américains : quantité approximative de mots qui constituaient le vocabulaire écrit d'un américain entre 6 et 14 ans en 1945 : 25000. Aujourd'hui : 10000).
Rien ne nous empêchait de dire "son of my brother" si on voulait, ou nephew si on connaissait le mot …
Commentaires
Pas d'accord du tout!!
Biiiiiiiiip! Mauvaise réponse ma tendre épouse!
Le Monsieur Nerrière, déjà, à la base, il ne veut rien. Pas plus simplifier la grammaire et/ou la syntaxe anglaise qu'appauvrir l'utilisation du vocabulaire.
Il dit simplement "pour se faire comprendre facilement d'un non-anglophone, le tout en anglais, faites donc des phrases simples, avec un vocabulaire courant réduit, additionné du vocabulaire technique nécessaire". Et il a totalement raison selon moi, qui pratique l'anglais avec des non-anglophones, et ce dans le but d'échanger des considérations de travail et non de disserter philosophiquement sur le bien-fondé des idées de Sarkozy...
Et rien ne t'empêche de dire "nephew" si tu veux, mais pas gagné que le japonais d'en face connaisse le mot... Par contre, "son" et "brother" y'a des chances qu'il maîtrise...
Et jouer sur la maîtrise de l'anglais, à adapter selon l'interlocuteur, est un élément à prendre en compte... Même si on est bon, autant parler un anglais de cuisine avec un interlocuteur qui bredouille l'anglais, ça le mettra à l'aise!
Maintenant, on demande pas non plus à un pratiquant du "globish" de comprendre Shakespeare in ze text :o)
hé ho
on ne dit pas "mauvaise reponse" on dit "je ne partage pas ton avis". C'est pas parce que tu n'es pas d'accord que mon avis est "mauvais". (c'est comme "c'est pas bon" avec "je n'aime pas").
(attention, scène de ménage en live, faites sortir les enfants, planquez les assiettes...)
Absolument pas! Il ne s'agit pas d'un avis que tu donnes, mais d'une affirmation: "Il veut..." et non "J'ai l'impression que..."
Alors boum, retour à l'envoyeur! ;o)
(de toute façon, j'ai raison, quoi qu'il en soit. non mais.)
oh !
j'exprime mon opinion de la facon que je veux ! non mais !
voila quelque chose exprimee de maniere tres claire : tu me fais ch ... ! besoin d'une traduc ? :-)
(toujours raison, ahahahaha je me marre)
Vocabulaire anglais
Merci beaucoup pour ces précieux cours d'anglais et vocabulaire. L'anglais est important pour moi, car plus tard, j'aimerais travailler dans un pays étranger, pour cela, je dois me préparer à l'avance. L'anglais est très utile dans le monde professionnel.
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