Le magazine Jalouse propose un vibromasseur avec son dernier numéro

Le bimestriel féminin Jalouse qui s'adresse "à des jeunes femmes libres", propose un vibromasseur avec son dernier numéro, livré sous un film plastique opaque, avec la mention "Interdit aux moins de 18 ans", une première dans l'histoire de la presse magazine en France.

Seuls 50.000 exemplaires, soit la moitié de la diffusion, proposent ce "cadeau vibrant", selon l'éditeur, au prix spécial de 4 €. Le magazine est disponible sans l'objet, au prix normal de 3 €.

jalouse_sextoyEdité par le groupe Jalou, le magazine souhaite en couverture de "good vibrations 2006" ("Bonnes vibrations 2006"). L'ensemble du numéro est consacré aux "vibrations" de l'année prochaine "pour ne rien ignorer des tendances".

"Les +sex toys+ sont dans l'air du temps. Avant nous, Sonia Rykiel a fait sortir les vibromasseurs des sex-shops. Seule la moitié de notre tirage est livrée avec ce +sex toy+, afin de laisser le choix aux lectrices, mais aussi aux diffuseurs qui peuvent user de leur droit de réserve et refuser de le proposer", a dit à l'AFP M. Olivier Jungers, directeur général des éditions Jalou chargé du marketing et de la publicité.

Pour Pascale Marie, directrice du Syndicat de la Presse Magazine et d'Information (SPMI), "le vibromasseur est aujourd'hui un objet de consommation courante". "Le statut de cet objet a considérablement changé. Il est en vente libre et apparait sans complexe dans des publicités", a-t-elle indiqué.

De son côté, l'Union nationale des Diffuseurs de presse (UNDP) rappelle que "le contenu des magazines relève de la liberté de la presse". "Nous avons demandé cependant à l'éditeur d'utiliser un blister opaque et d'apposer la mention d'interdiction de vente aux mineurs", a indiqué Philippe Di Marzio, directeur général de cette organisation professionnelle.

Jeudi, le magazine Santé Magazine a démissionné d'un comité de suivi au sein des Nouvelles Messageries de la Presse Parisienne (NMPP) qui travaille à alléger les stocks des diffuseurs de presse.

Santé Magazine s'élève en effet contre la "dérive" de cet encombrement, citant le cas d'un "magazine de mode" (sans citer son nom) qui va mettre en vente un "sex-toy" et estimant que ces "plus produits" ne "correspondent plus à la vocation de la presse et s'en éloignent abusivement".

Ca change du paréo de l'été ...